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Témoignage : Nicolas, Analyste apprenti

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Autres témoignages :

 

 

 

« J'ai commencé en apprentissage chez Izsak Grapin et Associés dans le cadre de mes études à l'ESSEC, où je me suis spécialisé en stratégie lors de la 3ème année. J'avais auparavant effectué un stage long, de 6 mois, dans une banque où j'ai fait de l'analyse financière pour la France et l'international et travaillé avec des consultants spécialisés sur la mise en place d'un système d'information pour les normes Bale II. J'ai aussi travaillé, à ma demande, sur le développement commercial de la banque.

 

 

Pourquoi l'apprentissage en parallèle de mes études ? Parce que je pense qu'on est plus impliqué dans la vie de l'entreprise que lors d'un stage. C'est aussi une expérience professionnelle de long terme, solide et qui est valorisable sur le marché du travail dès la fin des études : on vend un diplôme et une expérience.

 

Pourquoi le conseil ? C'est une vieille idée qui me trottait dans la tête depuis 2 ans. En fait j'hésitais entre la finance et le conseil. Le conseil m'attirait par ses méthodes de travail spécifiques, par une façon de penser et d'appréhender les problèmes. Je me suis beaucoup renseigné sur ce secteur. J'ai lu de nombreux articles, dans des revues comme la Harvard Business Review, des ouvrages de management et aussi le livre Manager par la marque qui a été écrit par 3 consultants d'Izsak Grapin et Associés et qui m'a fait découvrir le cabinet. J'ai été incité par un de mes professeurs à postuler chez eux.

 

Je n'ai pas regretté mon choix, car cela correspondait exactement à l'idée que je m'était faite de ce métier. J'ai même été agréablement surpris par certaines spécificités : les missions des uns et des autres, les réunions mensuelles où l'on échange sur la vie du cabinet, les formations qui sont proposées aux nouveaux entrants. En fait, je m'attendais à devoir me former tout seul devant mon écran en consultant un intranet…

 

J'ai découvert le secteur de la pharmacie lors de ma première mission dans un grand laboratoire, parmi les 10 premiers mondiaux. J'ai travaillé sur les nouveaux médias dans le cadre de leur plan stratégique à 5 ans. Plus précisément, notre mission consistait à étudier de quelle façon les nouveaux médias leur permettraient d'appliquer la stratégie définie lors de précédentes missions du cabinet.

 

Concrètement, mon travail au quotidien consistait dans la recherche d'informations chez le client, dans des ouvrages, sur internet, dans des études. J'ai aussi assisté à des conférences spécialisées. C'est un type de travail que j'apprécie beaucoup car j'apprends énormément. Je rédigeais ensuite des synthèses et des présentations pour le client. Le chef de projet me laissait d'ailleurs intervenir lors des réunions sur les sujets que j'avais particulièrement approfondis. A partir de ces études, nous avons définis un nouveau business plan et un mix-média pour piloter la communication auprès des prescripteurs.

 

Parallèlement à cette mission, j'ai aidé un de nos Vices Présidents sur un projet d'article sur les valeurs de l'entreprise. Nous faisons un benchmark de l'existant, puis nous analysons ces valeurs, leur proximité. L'idée centrale étant de définir une méthode pour permettre à l'entreprise de choisir et de formaliser les valeurs qui constituent son référentiel de management. Trop d'entreprises se contentent d'une liste banale, non différenciée et peu convaincante. Il faut pour cela avoir au préalable une cartographie complète des valeurs et les catégoriser : quelles valeurs sont liées à la performance, à l'éthique, etc. Ce sujet intéresse également un de mes professeurs à l'ESSEC et nous échangeons nos points de vue.

 

C'est très enrichissant pour moi de travailler sur ce genre de sujet, un peu en dehors du flux normal de travail quotidien et hebdomadaire, et ça me permet de réfléchir avec quelqu'un qui a une très grande expérience du conseil et de l'entreprise. J'aime ce genre de travail de recherche et de réflexion. Pour exemple, en parallèle de mes études, j'ai passé une licence puis une maîtrise sur la culture et la société italienne du VIème siècle. Ca n'a rien à voir avec mes études ni avec le conseil, mais c'est par amour de l'Italie. Peut-être y vivrai-je un jour ?

 

Si je compare mon apprentissage à celui de mes amis, dont beaucoup travaillent dans la finance, je peux dire que mon travail est plus intense et les journées plus denses. Pour la plupart de mes amis, les travaux et processus sont très cadrés. Pour ma part, j'utilise des outils plus variés, j'aborde des métiers et des secteurs que je n'aurais jamais vus ailleurs. Pour se sentir à l'aise dans ce métier, il faut aimer travailler intensément, le changement, la découverte permanente.

 

 

Mes conseils pour les candidats

 

Lorsqu'on est étudiant, le meilleur moyen pour se faire une idée des entreprises, des postes qu'elles proposent et des secteurs d'activités dans lesquels on peut postuler est de rencontrer les entreprises lors des salons et des forums, et de lire beaucoup.
Pour préparer les entretiens, il faut être curieux, s'intéresser au monde en général et au monde du conseil : rapports ou articles de consultants, les sites des cabinets de conseil. Cela permet de nourrir sa réflexion personnelle et de pouvoir poser des questions pertinentes à poser lors des entretiens. Il faut aussi s'entraîner aux cas d'entreprises, certains livres en proposent de très intéressants, WetFeet par exemple. »