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- Cas n°1
La rigidité des prix présentée comme
un frein à l'atteinte des objectifs commerciaux
- Cas n°2
les effets pervers d'une fixation des prix locale
- Cas n°3
Prise en compte du risque dans les contrats de vente à
long terme
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Quelques problématiques rencontrées dans le
cadre de nos missions et études sur l'organisation
du pricing.
Cas
n°1 : la rigidité des prix présentée
comme un frein à l'atteinte des objectifs commerciaux
Dans l'entreprise "Transporteur",
la fixation des prix est centralisée, de même
que les achats et le marketing produit, qui assure entre autres
la publication des tarifs. Les prix ne sont cependant pas
sous la responsabilité du marketing, mais de la direction
financière, qui a souhaité avoir le contrôle
de la fixation des prix, à la fois pour pouvoir piloter
cette variable critique pour le résultat et pour assurer
le respect des meilleures méthodes de détermination
des prix. En conséquence, le processus prix est parfaitement
contrôlé, mais rigide. La réactivité
vue du terrain est faible et le niveau général
des prix sert souvent d'excuse pour les opérationnels
à la non-atteinte des objectifs commerciaux.
Cas n°2 : les
effets pervers d'une fixation des prix locale
L'entreprise "Equipementier" jouit
d'une marque forte et de prix plus élevés que
ses concurrents. Dans ce cadre général, les
prix des produits étaient déterminés
par chaque filiale pays, en fonction de la situation concurrentielle
locale. Ainsi dans plusieurs pays d'Europe du Nord, tout en
restant légèrement au dessus du niveau des prix
des concurrents locaux, les prix se trouvaient à beaucoup
plus compétitifs que dans les pays voisins, engendrant
des ré-exportations vers ces marchés, et perturbant
fortement les relations commerciales des filiales de ces pays.
Une solution serait la mise en place d'un observatoire centralisé
des prix et des flux et d'un processus d'arbitrage afin d'optimiser
la stratégie globale.
Cas
n°3 : non prise en compte du risque dans le pricing des
contrats de vente à long terme
Dans l'entreprise "Metal", soumise
aux fluctuations des prix des matières premières
et de l'énergie, les vendeurs tout-puissants établissent
des contrats à long terme avec leurs gros clients.
L'entreprise y gagne en réactivité commerciale
et les vendeurs en crédibilité auprès
de leurs clients. Cependant, lors de fluctuations importantes
des prix de marché, les contrats à terme doivent
parfois être dénoncés. Cependant l'entreprise
considère qu'elle y gagne, car même si les prix
de vente sont revus quand il y a une hausse des coûts
de matière première et d'énergie, il
le sont moins rapidement que lorsqu'il y a une hausse de ces
coûts. Ces ajustement sont faits de gré à
gré entre l'acheteur et le vendeur et à aucun
moment on ne mesure formellement l'impact de ces ajustements
et le risque que font peser ces contrats de vente à
long terme sur les comptes du groupe. Les vendeurs n'y ont
d'ailleurs pas intérêt. En fait seul le risque
devises est mesuré de façon centrale, car les
moyens comptables le permettent.
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